Coutney Hancock, la numéro 1 mondiale, se confie pour CDC !

Coutney Hancock, la numéro 1 mondiale, se confie pour CDC !

Voici la traduction française de l’article paru dans le dernier CDC. Anthony Mazzer a croisé pour nous la meilleure athlète de l’année. Partez à la rencontre d’une championne d’exception.

Quel est ton âge ?

J’ai 22 ans.

Club d’origine : Sawtell (NSW)

Club actuel : Nothcliffe (QLD)

Quel est ton idole ?

Karla Gilbert, elle m’inspire depuis toute petite.

Quel est ton meilleur souvenir ?

La naissance de ma petite sœur India et gagner les Kellogg’s.

Quel est ton pire souvenir ?

Aux championnats du NSW, en Ironwoman -16ans, je mène la course avec une énorme avance, je pars en planche pour le dernier tour et alors que j’étais quasiment à la bouée, une énorme vague me ramène jusqu’au bord. Du coup je dois repartir du bord, j’en pleurais.

Quelle est ta plage préférée ?

Sawtell parce que j’y ai grandi, mais la plage où j’ai le plus apprécié de concourir c’est Portsea (Victoria).

Quel est ton point fort ? La nage et les transitions.

Quel est ton point faible ?

Au départ, c’était le kayak car c’est toujours très dur pour les filles, mais maintenant je suis très contente de la façon dont je rame.

As-tu un conseil pour un débutant ?

Tu dois croire en toi. J’ai toujours voulu gagner, même petite. Même si je ne croyais pas forcément pouvoir gagner toutes ces courses, je croyais en moi.

Que penses-tu des autres nations ?

C’est fantastique d’avoir pu participer à l’International Challenge en Nouvelle Zélande et d’être confrontée à d’autres compétiteurs que ceux avec lesquels je m’entraine et concours dans le Queensland. En général, les autres nations progressent, mais spécialement les néo zélandais.

Quel est l’état actuel du sauvetage en Australie ?

En 2009/2010 je m’inquiétais pour la santé de notre sport. Le manque d’importance des Kellogg’s et la mort de Saxon Bird (lors des championnats d’Australie 2010) ont atteint profondément le rayonnement de notre sport. De plus, à cette époque, le prize money ne permettait pas de gagner correctement sa vie pour les athlètes professionnels. L’arrivée de Guy Leech à la tête des
Kellog’s et la popularité de la Coolangatta Gold vont dans le bon sens. Plein de filles arrivent et frappent à la porte des Kellogg’s.

Que penses tu du nouveau format des Kellog’s ?

J’adore ce nouveau format ! On retourne sur les plages mythiques qui ont fait l’histoire de notre sport (Portsea) et le format se
rapproche des Uncle Toby’s à l’époque de son pic de popularité. L’idée est de pousser les limites de ton corps à leur maximum dans de nombreuses courses aux formats différents, ce qui plait au public qui adore nous voir souffrir. Par contre, c’est dommage qu’il n’y ait pas eu de vagues. C’est ce qui fait le spectacle et c’est pour ça que les organisateurs cherchent à déplacer le
circuit sur les plages réputées pour leur surf comme Portsea.

Que penses-tu de ton sport ?

C’est un sport fantastique qui véhicule de bonnes valeurs et même si chacun fait parti d’un surf club différent tu as l’impression de faire partie d’une même famille. Malgré l’esprit de compétition, des liens très forts se créent. En plus, j’ai toujours
aimé passer du temps sur la plage et dans l’océan.

Est-ce que c’était un rêve d’enfant de gagner les Kellogg’s ?

En effet, j’en rêvais depuis toute petite. En 1995, lorsque Karla Gilbert a triomphé j’avais fait une rédaction expliquant que plus tard je serai une championne et les gagnerai à mon tour. Cela signifie être la plus forte et remporter l’une des 3 couronnes (*Kellogg’s series, Coolangatta Gold et Ironwoman aux championnats d’Australie).

Qu’as-tu ressenti quand tu as gagné les Kellogg’s ?

J’ai ressenti une grande fierté parce que ça signifie être la plus constante pour pouvoir gagner et c’est ce qu’il y a de plus difficile
dans notre sport. C’est pour ça que j’ai un grand respect pour Shannon (Eckstein). Avant la dernière course, j’avais course gagnée (ce qui n’arrive pas souvent) ce qui m’a donné un sentiment bizarre mais au moins j’ai pu savourer cette victoire sans me mettre la pression.

Est-ce un regret de gagner les Kellog’s sans gagner une course ?

J’ai failli gagner à chaque round mais quelques erreurs m’ont coûté la victoire. Pour autant je ne suis pas déçue. Pour pouvoir gagner les Kellog’s, il faut être constante sur chaque round et c’est qui est le plus important. Même si je voulais gagner des courses, mon but premier était de gagner le classement général. Je suis en plus très contente de l’avance que j’ai sur les autres filles au final. Ce serait bien de gagner un jour un round mais tout vient en son temps. Beaucoup de gens cherchent à limiter tes mérites
(ici en disant que je n’ai pas gagné de round) mais au final on ne se rappelle que de ceux qui gagnent les Kellog’s et je suis très fière de ce que j’ai accompli.

Que penses-tu de Karla Gilbert ?

C’est elle qui m’a donné envie de faire ce sport. Je l’ai suivie à travers ses courses. Et mon rêve d’enfant était de devenir la meilleure ironwoman du monde. Il y a 4 ans, quand je suis arrivée à Northcliffe, Pat (O’Keefe) me l’a présentée (* Pat
était l’entraineur de Karla et en a fait la plus grande ironwoman de tous les temps). Maintenant, nous sommes devenues très proches, même si je suis toujours nerveuse quand je lui parle. Elle me donne des conseils, me supporte et me
respecte. C’est elle qui m’a remis mon trophée (Kellog’s), ce qui m’a rendue très fière. Réaliser la moitié de ce qu’elle a fait suffirait à me combler.

Quel rôle veux-tu avoir dans ton sport ?

Je souhaite intervenir dans tous les aspects de mon sport : la sécurité, donner des conseils aux jeunes, être un modèle,
éduquer les gens en matière de danger car nous ne sommes pas que des athlètes. A travers les Kellog’s, je veux représenter mon sport, aider à trouver des sponsors et aider les jeunes qui arrivent dans le tour.

Y a-t-il une rivalité avec ta sœur Bonnie (elle aussi dans les Kellog’s) ?

Il n’y en a pas du tout. On se supporte beaucoup l’une l’autre. Il y a beaucoup de pression donc l’avoir à mes côtés me relaxe. Je
cherche toujours à savoir où elle est dans la course. Le fait qu’elle progresse d’année en année me stimule.

Quels sont tes projets après le sport ?

J’ai un diplôme d’esthéticienne car j’ai toujours voulu avoir un plan après le sport. Plus tard, je souhaite fonder une famille et pourquoi pas devenir artiste maquilleuse.

As-tu un rêve olympique ? Pour aller aux J.O, il faudrait changer de sport. Si je devais changer, je partirais pour le triathlon
mais ce n’est pas une fin en soi pour moi. Et puis je suis trop une fille de la plage et je préfère me consacrer à ma carrière d’ironwoman.

Comment as-tu découvert ce sport ?

J’ai grandi sur la plage à Sawtell. Ma famille n’a jamais pratiqué ce sport avant nous, mais le
fait de passer autant de temps sur la plage nous a donné envie de faire ce sport. Si jamais je n’avais pas fait de sauvetage, j’aurais fait du surf.

Que fais-tu avant les courses ?

Une semaine avant, je dors beaucoup ; deux nuits avant, je mange un gros steack et la veille, je regarde un film de fille pour me détendre. Avant la course, je fais beaucoup d’étirements et j’aime me détendre en discutant et en écoutant de la musique. J’aime rester le plus relax possible.

Est-ce que tu veux être internationale ?

C’est un honneur de représenter ton pays. J’ai été sélectionnée plusieurs fois pour des compétitions internationales mais c’est
très dur d’être sélectionnée en équipe d’Australie pour les championnats du monde. Y parvenir serait vraiment un grand honneur.

 

 

 

 

 

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