Confinement / Les sauveteurs s’adaptent

Confinement / Les sauveteurs s’adaptent

La situation est exceptionnelle. Dramatique. De nombreux secouristes de la FFSS sont sur le pont, afin de lutter contre les ravages de la pandémie, notamment dans les régions les plus touchées. De leurs côtés, les sauveteurs sportifs, privés d’entraînements et de compétitions, gèrent la situation comme ils le peuvent. Nous avons contacté Margaux Fabre et Julen Marticorena, élus fin 2019 athlètes de l’année, pour connaître leurs sentiments en cette période troublée. « J’ai opté pour un confinement sur la côte aquitaine » note Margaux. Membre du pôle France de Montpellier, la championne du monde a rejoint les Landes avec Carol-Ann Borel et Elodie MeyerA deux pas de l’océan et près d’une des plus grandes forêts d’Europe. « Nous sommes chez Thomas Calmettes. Nous nous entraînons dans son jardin, avec les séances que Raph (Raphaël Raymond) nous envoie et nous comblons parfois avec d’autres séances, à raison de deux par jour (photo). Cela ne remplace pas le entraînements dans l’eau mais on fait comme on peut. L’eau me manque beaucoup, la sensation de glisse, les copains d’entraînement… et Raph pour nous pousser ! Mais nous avons la chance d’avoir Thomas, un des coaches de Waiteuteu Messanges Côtier qui nous pousse à donner le meilleur. J’ai hâte du retour à la vie normale. Les compétitions me manquent. Mes amis et ma famille également ! Mais nous faisons en sorte de respecter les règles misent en vigueur qui sont les mêmes pour tout le monde. Et je tiens à souligner qu’il est très important de les respecter, soyons solidaires ! ». De son côté, Julen Marticorena fait contre mauvaise fortune bon coeur. Chez lui, à Biarritz. « Je me prépare à la maison, en faisant avec les moyens du bord. Il faut s’adapter ! C’est d’ailleurs une des devises que John Despergers nous a enseignés : un sauveteur s’adapte en toute condition ! Il nous propose des entraînements à distance, que l’on peut modifier ou adapter selon nos moyens ou nos objectifs. Bien sûr, il manque une piscine ou l’accès à l’océan, mais c’est ainsi ». Les Basques se divertissent par ailleurs avec un challenge déjanté bien dans la tradition locale, initié sur Instagram par Santxo Etcheverry. Autre challenge né du confinement, celui lancé sur Facebook par Gwenaël Le France. Le master de Saint-Brévin incite ses compères de plus de trente ans à relever de drôles de défis…A suivre sur #Ipaddleathome .

Prenez soin de vous.

BM