Brice Philaire présente la particularité d’être, lors de certaines compétitions, à la fois athlète et capteur d’images. Ce fut ainsi le cas lors des derniers championnats de France, à Royan. Nous l’avons rencontré en Charente-Maritime afin d’évoquer notamment son projet « Road to South Africa ».
Ce n’est pas compliqué d’être compétiteur et photographe, lors d’un événement majeur ?
Forcément, ce n’était pas toujours simple à gérer, à Royan. Il fallait réussir à passer très rapidement du rôle d’athlète, où je devais rester concentré sur mes courses, à celui de photographe, où l’objectif était de couvrir comme je pouvais les courses des autres athlètes du club. Cela demandait pas mal d’organisation et d’énergie sur les trois jours, parce qu’il y avait très peu de moments où je pouvais vraiment couper. Mais j’adore ça ! Et sur cette compétition à Royan, j’avais une amie photographe, @jupi_cture, qui m’a énormément aidé à couvrir le plus de courses possibles, lorsque moi, j’avais la casquette athlète. Et puis ça m’aide aussi d’avoir cette double casquette : je connais les épreuves, les moments importants d’une course, les règles, les officiels,… Je pense que cela influence forcément ma manière de faire des images.
Au fil du temps, vous drainez une communauté de plus en plus importante, notamment sur les réseaux. Êtes-vous satisfait par cette reconnaissance ?
Oui, clairement ! Et ce qui me fait particulièrement plaisir, c’est que ça dépasse de plus en plus le cadre de mon club. Je vois des athlètes d’autres clubs, des étrangers ou simplement des personnes qui suivent le sauvetage partager mes photos, m’envoyer des messages ou venir me parler sur les compétitions. À la base, je fais surtout ça parce que j’aime la photo et parce que je veux mettre en valeur notre sport. Donc voir que les gens apprécient ce regard et commencent à reconnaître mon travail, forcément, ça donne envie d’aller encore plus loin ! Et je pense surtout qu’on a un sport super photogénique qui mérite d’être davantage mis en avant ! C’est ça, mon objectif principal.
Quel est votre meilleur souvenir, dans ce milieu du sauvetage ?
Incontestablement, c’est l’ambiance qui régnait sur les compétitions à l’époque…Je pense notamment à Maxime Oustalet, Maxime Labat, Louis Darnault, Jérémie Lahet, Julen Marticorena et bien d’autres, avec qui on se battait constamment pour la première place. On était adversaires sur les courses, mais surtout de très bons potes en dehors, et on l’est encore aujourd’hui. C’était hyper stimulant de se retrouver sur une ligne de départ, de vouloir absolument les battre tout en étant contents de les retrouver à chaque compétition. Et aujourd’hui, après être revenu à la compétition en tant qu’athlète, ça me fait plaisir de retrouver un peu tout ça avec eux et d’autres que je ne connaissais pas autrefois. C’est ce qui me motive à continuer !
Pouvez-vous nous parler de votre nouveau projet ?
Alors, le projet s’appelle Road to South Africa ! L’idée est assez simple : j’aimerais pouvoir partir aux Championnats du Monde en Afrique du Sud en novembre prochain pour couvrir la compétition en photo et en vidéo, et surtout proposer aux athlètes des souvenirs de leur championnat. Au départ, le projet est né de plusieurs discussions avec Goroco (Koindredi) qui m’a beaucoup soutenu et aidé à le construire. J’ai donc créé un site internet avec plusieurs formules permettant aux athlètes de réserver une couverture photo et vidéo de leur compétition. Au-delà de ça, j’aimerais aussi profiter de cette expérience pour raconter ces Championnats du Monde à travers mes images, montrer les coulisses, les émotions et mettre en avant notre sport à l’international. Maintenant, il reste à réunir le financement nécessaire pour mener à bien ce projet !
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