Gros plan sur Élouan Deffin

Gros plan sur Élouan Deffin

Élouan Deffin veille cet été sur les plages d’Hossegor. Nous l’avons rencontré sur le sable. Le sauveteur de Tournefeuille revient sur ses succès lors des derniers championnats de France. Il évoque au passage sa belle année 2025, marquée par deux sélections en équipe de France FFSS (World Games puis Euros). Cet étudiant en STAPS à Montpellier se prépare au pôle France, dans l’Hérault. 

Comment avez-vous découvert le sauvetage et pourquoi avez-vous accroché ?

Cette découverte, je la dois aux compétitions UNSS de sauvetage, quand j’étais au collège. Ensuite, j’ai continué à faire de la natation dans les lignes à côté du TSN. Puis en milieu d’année 2022, il y a eu une grande période sans compétition de natation. Par conséquent, je suis allé essayer une première compétition de sauvetage côtier. J’ai de suite accroché avec ce sport pour la diversité des épreuves et le groupe au club était vraiment sympa, ça m’a donné envie de revenir.

Comment expliquez-vous votre progression manifeste ?

Je progresse avant tout, grâce au travail. Je m’entraîne 14 fois par semaine (au pôle France) quand il n’y a pas d’imprévu. J’essaye le plus possible d’axer sur des petits détails à l’entraînement, qui peuvent faire la différence en compétition, comme par exemple des prises de mannequin ou les coulées. De plus, je suis encore assez jeune (20 ans) et ça me permet donc d’enchaîner beaucoup de séances par semaine sans prendre vraiment de jour de récupération.

Quelle est votre épreuve préférée ?

Je change souvent d’avis mais je dirais que, en ce moment, mon épreuve préférée est le combiné. J’aime beaucoup la deuxième longueur de bassinavec la coulée et le remorquage. C’est une épreuve où il y a beaucoup de techniques différentes qui permettent à chacun de se démarquer grâce à ses points forts.

Comment avez-vous vécu votre première sélection, lors des Jeux Mondiaux, puis l’enchaînement avec les Euros ?

Disputer les World Games, pour une première équipe de France senior,c’était incroyable ! Pouvoir vivre une compétition d’une telle envergure avec les grandes figures du sauvetage français m’a motivé à m’entraînerencore plus. Afin de profiter au maximum de cette expérience. Durant le même mois d’août, nous avons enchaîné avec les Euros en Pologne. Nous avons eu deux semaines pour récupérer du décalage horaire et de la première compétition. Grâce à une grosse préparation à Tournefeuille avec Tom Durager, Albane Déage et Gorocco Koindredi, nous avons réussi à enchaîner.

Pensez-vous pouvoir progresser sur certains points ?

Oui, notamment sur le mannequin palmes, je pense que j’ai encore une grosse marge de progression sur cette épreuve. J’ai un gros travail à faire sur les premier 50 mètres sous l’eau. Ensuite, j’aimerais bien casser la barre des 2’10 au SLS mais pour l’instant, les places sont prises sur cette épreuve. C’est compliqué d’aller chercher des podiums et la minute au combiné et pour cela je pense qu’il me reste encore beaucoup de travail.

Après les N1 à Mérignac, pourquoi avez-vous souhaité disputer les championnats d’Espagne ?

J’ai souhaité participer aux championnats d’Espagne avec le club de Aldaia(Valence). En France, il y a deux grosses compétitions en eau plate avec beaucoup de niveau. Je suis allé en Espagne pour disputer une compétition supplémentaire avec beaucoup de niveau, cela m’a permis de faire une compétition de travail pour mettre en place ce qu’on travaille à l’entraînement en vitesse de course. De plus, cela permet de faire des rencontres, de découvrir de nouvelles cultures et d’aller chercher un peu de soleil !

Propos recueillis par Bruno Magnes

Photo Hervé Pagès